Remplacement de gouttières et descentes en zinc sur maison de ville à Pessac-Centre
Remplacement intégral des gouttières, descentes et chéneau encastré en zinc sur une maison de ville en pierre calcaire XIXe à Pessac-Centre. Le zinc d'origine, en place depuis plus de 50 ans, présentait des perforations par corrosion blanche sur toute la longueur de la façade sur rue. L'eau débordait en façade et dégradait la pierre de Bordeaux. Pose de zinc naturel neuf en 0,65 mm, soudures à l'étain, intervention couverte par la garantie décennale.
Ce cas de figure illustre une intervention type en zinguerie et gouttières à Pessac. Les caractéristiques techniques, matériaux et méthodes décrits sont représentatifs des prestations courantes dans ce secteur.
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Quand l’eau abîme la pierre : une façade en sursis
Sur cette maison de ville en pierre calcaire dans le centre ancien de Pessac, le problème était visible depuis plusieurs hivers. Des traces noires s’élargissaient sous les gouttières de façade, de plus en plus marquées après chaque épisode pluvieux. L’eau ne coulait plus dans les descentes. Elle débordait par-dessus le zinc, ruisselait le long de la pierre et s’infiltrait dans le joint entre les deux maisons mitoyennes.
La pierre de Bordeaux qui compose les façades du centre ancien de Pessac est un calcaire tendre, poreux par nature. Chaque projection d’eau y laisse une empreinte. Quand le ruissellement devient permanent, les dégâts s’accélèrent : la pierre noircit, les joints de mortier se creusent, l’humidité pénètre dans les murs. Sur une maison mitoyenne de part et d’autre, le problème ne reste jamais confiné à une seule propriété.

Diagnostic : un circuit d’évacuation hors service
L’inspection a commencé par la gouttière demi-ronde en façade sur rue, accessible depuis l’échelle. Le zinc d’origine, posé il y a plus de 50 ans, présentait une corrosion blanche généralisée. La surface extérieure avait perdu sa patine protectrice et se couvrait d’un dépôt blanchâtre poudreux, signe que le carbonate de zinc ne jouait plus son rôle de barrière. Plusieurs perforations franches traversaient le fond de la gouttière sur le tronçon central.
Les soudures entre les éléments étaient le point le plus dégradé : fissurées sur toute leur longueur, elles laissaient passer l’eau en continu même sous une pluie modérée. Les crochets de fixation en acier galvanisé, scellés dans la génoise, étaient eux aussi attaqués par la rouille.
Le chéneau encastré entre les deux murs mitoyens côté cour présentait un état similaire. Encaissé et quasi inaccessible sans passer par la toiture, il n’avait visiblement jamais été entretenu. Des débris végétaux compactés formaient un bouchon épais qui retenait l’eau stagnante en permanence. Cette eau stagnante avait accéléré la corrosion du zinc par en dessous.
Le diagnostic était clair : aucune réparation locale ne pouvait sauver une zinguerie aussi dégradée. Le remplacement intégral du circuit d’évacuation s’imposait, gouttières, descentes et chéneau compris.
L’intervention
Dépose de l’ancienne zinguerie et nettoyage des supports
La dépose a commencé par les descentes pluviales en façade, puis les gouttières demi-rondes. Le zinc ancien, fragilisé par la corrosion, se déchirait à la manipulation. Les crochets ont été extraits un par un de la génoise en prenant soin de ne pas éclater les rangs de tuiles canal en encorbellement. Sur le bâti ancien de Pessac-Centre, la génoise est un élément architectural fragile : chaque tuile doit être préservée.
Le chéneau encastré côté cour a nécessité un accès par la toiture, avec installation d’une protection temporaire pour le voisin mitoyen. Le curage a retiré plusieurs kilos de débris organiques compactés dans le fond du chéneau. La bavette en plomb qui assurait la jonction entre le chéneau et le mur mitoyen était percée. Le support maçonné en dessous a été brossé, séché et traité contre l’humidité avant la pose du nouveau chéneau.
Façonnage et pose des gouttières en zinc naturel 0,65 mm
Les nouvelles gouttières ont été façonnées sur place à la plieuse manuelle, en zinc naturel épaisseur 0,65 mm (développé 33, conforme DTU 60.11). Le profil demi-rond a été conservé pour respecter le caractère de la maison. Chaque longueur a été ajustée au millimètre pour épouser les irrégularités de la façade ancienne : sur une construction ancienne, aucune ligne n’est parfaitement droite.

Les crochets neufs en acier galvanisé ont été fixés tous les 40 cm avec une pente de 5 mm par mètre linéaire vers les descentes. Les assemblages entre éléments ont été réalisés par soudure à l’étain (alliage 33/67), pas par emboîtement ni mastic. La soudure crée une liaison métallique continue qui absorbe les dilatations thermiques sans se fissurer, un point critique pour des gouttières exposées plein ouest aux variations de température.
Reprise du chéneau encastré entre murs mitoyens
Le chéneau encaissé, pièce la plus technique du chantier, a été refait en zinc 0,65 mm avec des relevés latéraux de 15 cm remontant contre chaque mur mitoyen. Une bande d’étanchéité autocollante a été interposée entre le zinc et la maçonnerie pour éviter tout contact direct source de corrosion.
La pente du chéneau a été recalibrée à 1 cm par mètre vers la naissance (entrée de descente), et un trop-plein en cuivre a été installé en façade arrière. Ce trop-plein, exigé par le DTU 60.11 pour les chéneaux sans débouché latéral, évacue l’eau en cas de bouchon accidentel plutôt que de la laisser refluer dans les murs. Toutes les jonctions ont été soudées à l’étain.

Raccordement des descentes et test d’écoulement
Les descentes pluviales en zinc diamètre 80 mm ont été posées en façade avec des colliers inox vissés dans la pierre à travers les joints de mortier (jamais dans le bloc de pierre lui-même, pour ne pas le fragiliser). Les coudes et dauphins en pied de descente ont été raccordés aux regards existants. Un test d’écoulement au jet a été réalisé sur l’ensemble du circuit : gouttières, chéneau, descentes et raccordements. Aucune fuite détectée.
Le résultat
L’ensemble du circuit d’évacuation des eaux pluviales est opérationnel. Les gouttières en zinc neuf ont déjà développé leur première patine grise après les pluies d’automne, s’intégrant naturellement à la façade en pierre. Le chéneau encastré, invisible depuis la rue, fonctionne silencieusement avec son trop-plein de sécurité. Les traces noires sur la pierre s’atténueront progressivement maintenant que le ruissellement a cessé.
| Élément | Avant | Après |
|---|---|---|
| Gouttières | Zinc 50+ ans, corrosion blanche, 3 perforations, soudures fissurées | Zinc naturel 0,65 mm neuf, soudures étain, profil demi-rond |
| Chéneau encastré | Bouchonné par des débris compactés, zinc percé par l’eau stagnante | Zinc 0,65 mm, relevés 15 cm, pente recalibrée, trop-plein DTU |
| Descentes | Raccords oxydés, fuites aux coudes | Zinc diamètre 80, colliers inox, raccordement regards vérifié |
| Façade | Traces noires étendues, pierre humide en permanence | Ruissellement stoppé, pierre en cours de séchage naturel |
| Crochets | Acier rouillé, scellement fragilisé | Acier galvanisé neuf, espacement 40 cm, pente 5 mm/m |
L’ensemble est couvert par la garantie décennale. Le zinc naturel posé dans les règles atteindra une durée de vie de 40 à 50 ans dans le climat océanique de Pessac.
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Zinguerie et gouttières à Pessac : vos questions
Pourquoi remplacer le zinc plutôt que passer à l'aluminium sur une maison ancienne en pierre ?
Sur une maison de ville XIXe en pierre calcaire, le zinc naturel est le matériau cohérent avec le bâti. Sa patine gris mat s'accorde avec la teinte de la pierre de Bordeaux et respecte l'esthétique du centre ancien de Pessac. L'aluminium laqué, même en teinte zinc, présente un aspect trop régulier et brillant qui tranche avec les façades patinées. Le zinc offre aussi une durée de vie de 40 à 50 ans quand il est posé dans les règles.
La mitoyenneté complique-t-elle le remplacement de gouttières en centre-ville ?
Oui, c'est une contrainte majeure. Les maisons de ville mitoyennes à Pessac-Centre n'ont pas de gouttières latérales : tout passe en façade avant et arrière. Le chéneau encastré entre deux murs mitoyens nécessite un accès par la toiture, souvent depuis la propriété voisine. Il faut un accord préalable du voisin et parfois un échafaudage adapté. Le DTU 60.11 impose aussi un trop-plein sur les chéneaux encaissés sans débouché latéral.
Comment reconnaître une gouttière zinc en fin de vie ?
La corrosion blanche est le premier signe : des traces blanchâtres et poudreuses apparaissent sur la surface du zinc. Ensuite viennent les micro-perforations, visibles sous forme de points humides sur la sous-face. Quand le zinc commence à se percer en ligne le long des soudures, les réparations locales ne tiennent plus. Sur les maisons du centre de Pessac, où le zinc a souvent 50 à 80 ans, le remplacement complet est la seule solution durable.
Les traces noires sur la pierre calcaire sont-elles réversibles ?
Dans la plupart des cas, oui. Les coulures noires sur la pierre de Bordeaux sont des dépôts de calcin mêlés de pollution et de micro-algues, entretenus par le ruissellement constant d'une gouttière percée. Une fois la zinguerie remplacée et l'eau correctement canalisée, un nettoyage doux de la pierre (sans haute pression, qui endommagerait le calcaire tendre) permet de retrouver la teinte d'origine. Sans réparation de la gouttière, le nettoyage serait inutile.
Pourquoi la soudure à l'étain est-elle préférable au mastic sur du zinc ?
La soudure à l'étain (alliage 33/67) crée une liaison métallique homogène entre les pièces de zinc. Elle accompagne les dilatations thermiques sans se fissurer, contrairement au mastic silicone qui durcit et se décolle en quelques années. Sur un chéneau encastré où l'accès est difficile, la soudure évite les interventions de reprise. C'est la technique prescrite par les DTU pour les assemblages de zinguerie en zinc naturel.
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